Un poème de Chloée Bichet

Oh doux coquillage,
N’en prends pas ombrage,
Mais ton nacre de soie,
Me plonge dans le désarroi.

Sous le croissant lunaire opalescent,
Miroitant, luminescent,
Douce comme une caresse,
Tu appelles à la tendresse.

Pourtant lorsque survient la marée,
Tu laisses mon cœur troublé,
Je garde ton souvenir,
Mais déjà tu te retires.

Doux coquillage de soie,
Ton reflet demeure en moi corruscant,
Les Sirènes au Firmament,
Ont fait de toi leur parure de joie.

Textes et textiles — un texte d’Edouard Rumel

Le piège : dévider la terminologie commune, sinon élimée ( trame, collection, tisser l’intrigue, une histoire cousue de fil blanc… )

Mon père était tailleur. Avec son dé décalotté – dans la profession, le chas est poussé à flanc de phalange, non par le bout du majeur -, il coupait, faufilait, et piquait inlassablement. S’il avait été payé à l’ourlet machine, pigiste en somme du falzar ou du pardoss, il se serait fait un joli matelas. Cela dit les articles qui portaient sa signature lui valaient estime et succès ; à défaut de plume, il avait du style.

Entrer dans son atelier, envahi de piles, parcouru de rayonnages, sur lesquels la belle ouvrage, ici soigneusement pliée, là encore au montage, à peine bâtie ou en cours de finition, entrer dans son atelier, c’était pénétrer dans une librairie.

Certes, pas pour les bibliophiles ou les bibliomanes ; mais pour le lecteur de motifs chevronnés, de cotonnades imprimées, d’une ligne parfaitement maîtrisée. Les essais y étaient nombreux ; je rectifie : les essayages.

Eh bien oui, j’ai grandi dans cette librairie-là, parcourant en diagonale des coupons de draps anglais, de cachemire, d’alpaga, comme les pages d’un récit de voyage ; plongeant dans l’une de ces pièces de pure laine vierge, veinée de rayures tennis, étoffe si finement peignée qu’en saisir les deux sens – « L’envers et l’endroit » – m’était inaccessible ; caressant, d’une main timorée, la jeannette encore brûlante, la pattemouille encore fumante, comme les couvertures d’un grimoire, d’où jaillirait le dragon de la légende avec, dans ses griffes, le fer à vapeur monstrueux de mon père.

Le fringueur n’était pas allé très loin dans les études. C’est le moins qu’on puisse dire : certif. Mais l’homme était un lettré. Et, quitte à provoquer des haussements d’épaule, des rires dans le coin, je n’hésite pas à affirmer que, dans certains domaines – post-romantisme et symbolisme, romans anglo-saxons et américains – il aurait terrassé n’importe quel thésard. Il parlait, lisait et écrivait l’anglais couramment. Traduire est le verbe qui s’impose à mon esprit, lorsque je le revois et, surtout, le réentends, dire Baudelaire et Mallarmé, lire à haute voix la prose originale d’un Faulkner, Fitzgerald ou Hemingway. Rien ne lui était hors de portée et, de son côté, il ne m’interdisait aucune lecture : « Tropique du cancer », « J’irai cracher sur vos tombes », m’ont, littérairement, déniaisé au plus vite.

Charles – tel était son prénom – n’avait donc pas sa langue dans sa poche revolver. Il ne détestait rien tant que le tissu de mensonges, le politicard qui retourne sa veste, le pétochard qui se fait remplacer par une doublure ; par dessus tout, il avait en exécration le Papon de l’intérieur, qui verbalisait avec les ciseaux de la censure.

On aura compris, dès lors, que la presse d’opposition, iconoclaste – celle de gauche ne nous méprenons pas -, correspondait à sa fibre la plus profonde. Est-il besoin de préciser que, jeune homme, c’est-à-dire alors âgé d’une vingtaine d’années, le tailleur au dé décalotté refusa de coudre sur son poitrail une étoile de textile jaune ?

Le trouble, soudain, me chiffonne : ce thème « Textes et textiles », ne joue-t-il pas à proximité de la coquille, et même de la faute de frappe ? Pire, de l’impudeur !

Je m’explique : mon père, jusqu’à la fin, n’a été que textile ; jamais aucun texte ne fut façonné de sa main.

L’humour était son verbe, sa substance. Et le swing sa machine à écrire. Mais c’est le pied de biche de sa Singer qui aura rythmé son passage ici-bas. Emboîtons-lui le pas : cette livraison, à coup sûr, il l’aurait couchée sur papier chiffon. E. Rumel

Textes et textiles — un texte d’Alain Emery

On s’attendait à ce que cet amant ultime, de trente ans son cadet, réclamât sa part de butin mais, après les funérailles – grandioses, comme il se doit –, tandis que les héritiers, plus ou moins descendants, se disputaient les bijoux et les manuscrits de l’écrivaine, il n’exigea rien d’autre que son chiffon.

Et il n’emporta, c’est acté, que ce lambeau d’étoffe – selon la légende découpé dans le drap d’un des lits du plus luxueux palace de la Riviera, et sur lequel, peut-être, subsistait une trace infime de son parfum –, le morceau de soie avec lequel, un demi-siècle durant, comme le duelliste essuie sur sa chemise la lame trempée de sang de son épée, elle avait nettoyé la plume de son vieux stylo d’or et de bakélite.

D’elle, il ne conserva donc que ce carré de tissu, d’une trentaine de centimètres de côté – toute son âme, dirait-il –, constellé d’indéchiffrables éclaboussures et de taches d’une encre aussi noire qu’elle-même était lumineuse : une guenille qu’il prit l’habitude de plier soigneusement avant de la glisser dans la pochette de sa veste avec, aurait-elle sans doute écrit, toute l’élégance du désespoir.

Alain Emery

Textes et textiles — un texte de M.M.

Les mots s’alignent en une lente poésie, prennent leur envol, libres tel le fil qui se détache du t-shirt un soir d’été. On le repère, le répare en un nœud qui, on l’espère, tiendra.

Mais la couture et le coton se chamaillent, le fil se balade dans la brise tandis que les vers s’éternisent et vont au-delà de ce qui est écrit.

Le coton se cantonne à épouser le corps, sent le fil se délier, s’échapper, entrainer à la suite les autres points qui disparaissent dans les virgules d’un sonnet. Le vêtement s’effiloche, redevient pelote quand, dans une dernière rime, un retour sur soi se devine.

M.M.

Présentation de l’association par Sylvaine Chène

« Pour moi, le but de l’association cultures partagées est de permettre à chacun, quelque soit sa culture, sa nationalité, sa situation sociale, ses particularités, sa personnalité, son âge, ses orientations, …. de trouver un espace d’expression artistique.
C’est aussi une manière pour tous les autres de découvrir des modes d’expression artistique et des artistes extraordinaires rarement mis en avant.
C’est une association qui se veut inclusive. »

Sylvaine Chène , présidente de « Autisme ouvrons la bulle »

Culture partagée en Pays de Rance 2020

Lors de l’assemblée générale de février 2020 a été validée la modification des statuts avec la mise en place d’une instance collégiale, votée en assemblée générale extraordinaire le 7 décembre 2019, ainsi que le bilan financier (voir bilan et statuts). Un nouveau bureau a été élu dont les membres, tou.te.s co-président.e.s, sont par ordre alphabétique: Françoise Beau, Boumédienne Benattouche, Chloée Bichet, Sylvie Lorre, Catherine Mayeras, Yvane Simon.

Deuxième Édition: «Textes et Textiles»

Lors des Rencontres 2019 , «Musique , Oiseaux et Plantes», Antoine Ouellette nous avait exposé et fait vivre «le Bonheur d’être soi» au travers de ses œuvres et de ses conférences; sa présence, sa disponibilité ont aussi témoigné de la richesse du partage et du vivre ensemble. Tous les artistes et intervenants ont fait vivre notre objectif: se rencontrer autour d’un objet culturel au delà des différences.

Affiche des Rencontres 2019

Cette année, notre projet était de vous inviter sur le thème «Textes et Textiles», ce qui nous raconte dans notre singularité et ce qui nous relie.

Dans le contexte actuel, l’idée de lien (entre les mots, entre les fils) résonne tout particulièrement dans le cadre du confinement : «faire avec» ce dont on dispose, repriser ou recoudre pour offrir une nouvelle vie à un morceau de tissu, réaliser une autre interprétation de l’histoire ; quand l’écriture est une forme de couture du texte ; quand les mailles du tissu racontent une histoire humaine. Nous avions projeté de vous inviter, à l’automne, à la bibliothèque de Dinan, pour visiter une exposition sur ce thème, partager un temps festif avec musique et lectures dans l’exposition en novembre, avant des «Rencontres» imaginées en mars 2021 avec expositions, ateliers, concerts, parcours artistique dans la ville lors d’un week-end festif.

Compte tenu des difficultés actuelles, de l’inconnu des mesures de restriction des rassemblements, nous devrons différer ces propositions, et nous vous tiendrons au courant des évènements réalisables dans le contexte épidémique contraignant.

D’ores et déjà vous pouvez lire des textes proposés par nos membres et sympathisant.e.s.

À très bientôt sur le site, puis dans la ville.

Bonne reprise à tous.

Un texte de Claude Herviou

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Bord à bord

Le philosophe W. invitait souvent ses amis à voir «une toile», quand les films étaient projetés sur une toile. Il s’asseyait au premier rang.

W., un autre, écrivain mort en 1982 – année de sortie en France de «E.T, l’extraterrestre » – avait écrit qu’il n’avait pas de souvenirs d’enfance.

W est une lettre qui à l’infini s’accorde de son bord au fond transparent de ce qui s’écrit, se raconte.

W se fit une place tardive dans l’alphabet français en entrant par le nord, en guipure, en cette dentelle d’une langue de la mémoire, projetée devant nos yeux d’enfant au bord du temps.

Je me souviens des coiffes en filet de mes grands-mères du Tregor – Eugénie et Pauline – empesées, amidonnées, repassées, dont les pointes appelées barbes flottaient et dessinaient dans le vent un M, s’envolant.

Claude Herviou

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Présentation de l’Association par Chloée Bichet

L’Association Culture Partagée en Pays de Rance se veut la « Bouche des Artistes et des Diversités ». Il s’agit d’un pont vers des horizons alliant ancestralités et novations. Une évasion vers la création, qu’il s’agisse d’une créativité thérapeutique, récréative ou professionnelle. Mais on évoque également la Culture au sens large, qui relate l’Histoire et l’Essence même d’un peuple, d’un groupe, d’une ethnie ou d’une tranche d’âge par exemple. La Culture c’est l’accès à l’autre sous toutes ses formes, sa densité et ses émotions. La Culture c’est également un langage, une gestuelle, une forme d’éloquence, un bagage d’une richesse en perpétuelle évolution tout en conservant sa substance et ses fondements originels. C’est là la beauté de ce paradoxe entre ancien et nouveau de la Culture.

Ainsi, le partage des Cultures devient alors non plus un mélange entre passé, présent et avenir mais aussi un mélange entre les diversités et les différences. Pour que le monde ne se construise pas autour d’une norme unique et arbitraire mais au nom de la rencontre inspirée et bienveillante.

Assemblée Générale du vendredi 7 février 2020

Présents: 22 présents dont 2 procurations, 5 personnes excusées dont Madame Consille Sous-Préfète de Dinan. Monsieur Le Maire de Dinan et Madame Brigitte Balay-Mizrahi étaient présents.

Ordre du jour:

  • Bilan rapport moral
  • Rapport financier 2019
  • Élections du Bureau
  • Présentation des nouveaux projets
  • Pot de l’amitié

A) Rapport moral

Nous remercions tous ceux qui ont cru dès le départ au projet de notre association : Madame Le Guiffant, Madame Paris, Madame Balay-Mizrahi, tous ceux qui nous ont soutenu matériellement et financièrement, institutionnels, associatifs et privés (la mairie, le département, le Lions Club, et tous nos partenaires, que vous retrouverez aussi dans le bilan financier).

Nous remercions tous les bénévoles qui ont permis la construction et le bon déroulement des « rencontres d’octobre ». Tout cela aurait été impossible sans eux.

Vivre ensemble la culture comme bien commun, au delà des différences de toute sortes, expérimenter dès l’enfance la différence comme richesse, comme occasion d’être reconnu dans sa singularité, restent la philosophie de notre projet associatif.

1-

Les Premières « Rencontres » de Culture partagée en Pays de Rance ont donc eu lieu le 4 octobre à la Bibliothèque municipale de Dinan, et les 5 et 6 octobre 2019 à l’Abbaye de Léhon, sur le thème « Musique, Oiseaux et Plantes ».

Des expositions, des concerts, deux conférences, une table ronde, ont attiré de nombreux visiteurs.

Notre grand témoin Antoine Ouellette nous a fait vivre « le bonheur d’être soi », et de le vivre avec d’autres. Pour certains c’était l’occasion de découvrir l’autisme autrement, comme l’écrit Antoine Ouellette dans son blog de retour au Canada :

« […] Au fond, c’est aussi la petite mission humaine que je me suis fixée : utiliser mes talents pour dire et montrer que les autistes sont d’abord et avant tout des personnes, que l’autisme ne les limite pas, que l’autisme ne résume pas leur vie. Bref, que nous sommes des personnes à part entière, même si nous vivons une condition minoritaire.

Comme pour Alan, Chloée, Gaëlle et d’autres, l’autisme et les conditions atypiques ont été vues sous l’angle de la richesse et de la diversité de la personne. Cette optique est la philosophie même de Culture partagée ».

Lors des concerts, beaucoup d’entre nous ont pu découvrir la musique d’Antoine Ouellette, et nous avons eu le privilège de la création mondiale de son Quatuor par le quatuor Icare La qualité des pièces interprétées a suscité émotion et enthousiasme. Et nous remercions les musiciens : Annick Renéze, Alain Binet, Jean-Louis Touche, François Schwarzentruber, Florian Beau, le quintette Ropartz et le quatuor Icare.

Producteur de plantes, photographes, dessinateurs, écrivains, musiciens, nos invités ont témoigné de leur expérience dans sa fécondité, et aussi parfois dans sa difficulté. Ce sont Alan Ripaud, Gaëlle Béchereau, Youenn Merdrignac, Chloée Bichet, Gaël Lechapt, Pascal Percheron.

Venant d’IME (Bel Air à Languédias), de foyers de vie (Les Grands Rochers à Quévert), nous ont été offertes des œuvres (peintures, livre, expérience musicale) fortes et inattendues.

Le public est venu nombreux (environ 850 personnes pour tout le week-end), et les plus jeunes ont pu bénéficier des ateliers animés par les bénévoles (Association « Autisme Ouvrons La Bulle », « Les Piqués de La Rose », Foyer de vie de Plancoët,…).

En parallèle, des élèves du Collège Roger Vercel ont travaillé avec leur professeure, Madame Lorre, à la découverte de la culture Inuit avec un photographe, Joel Marie, qui a fait plusieurs expéditions au Groenland et tissé des relations avec les habitants d’un village avec qui il a pu échanger des richesses culturelles.

Les enfants de l’école primaire de Trélat-Taden nous ont confectionné une fresque d’oiseaux magnifique.

L’association « Culture partagée en Pays de Rance » remercie tou.te.s les participant.e.s, artistes et bénévoles, qui ont fait de ces trois jours un fort moment de découverte et de partage.

2-

Pour poursuivre la dynamique du projet, il nous est apparu important de modifier les statuts dans le sens de la mise en place d’une instance collégiale en lieu et place du bureau initialement constitué, afin de partager une bonne connaissance de tous les dossiers par chacun, et d’avoir une mutualisation des charges et responsabilités (un minimum de 5 personnes avec un maximum de 9 pour le nouveau bureau).

Lors de la modification des statuts ont été inclus à la demande de l’administration fiscale une référence aux textes autorisant la reconnaissance « d’intérêt général » de notre association, et donc la possibilité de donner des reçus fiscaux aux cotisants et donateurs pour déduction fiscale s’ils le souhaitent. Un échange téléphonique récent avec la personne responsable au niveau de l’administration fiscale (Mme Masson-Saint-Denis) nous a confirmé la conformité de nos statuts et l’accord déjà donné par écrit précédemment.

3-

Le thème proposé pour la deuxième édition est « Textes et Textiles », et d’ores et déjà certain.e.s ont travaillé sur ce thème. Il a été choisi avec l’idée de relier mots, fils, personnes et quartiers, générations…

Les supports multiples d’expression sont multiples, témoins d’identités diverses. Des artistes ici en témoignent, mais aussi chacun.

Pour les jeunes, il peut s’agir de slam, graphes et « yarn bombing » (tricot urbain) dans les villes, publications sur les réseaux sociaux…

L’idée serait, comme dans l’édition précédente, de présenter des créations sur des supports variés, pour que le moment festif final soit témoin de la diversité des acteurs (petits et grands, typiques ou atypiques, artistes professionnels ou amateurs.

« La ville est une entreprise textile. Un patchwork dont les pièces, les quartiers comme les populations, doivent être sans cesse reliés ». (Érik Orsenna et Nicolas Gilsoul, Désir de villes)

Le thème d’une édition suivante sera à définir par la nouvelle instance.

4-

Le calendrier des actions est proposé en appui sur les rythmes scolaires en raison de l’importance que nous accordons à la dimension éducative et pédagogique de l’inclusion culturelle.

Il y aurait en ce sens à l’automne une exposition avec un temps fort le samedi 14 novembre à la bibliothèque, proposée par Madame Hubert, bibliothècaire, et une manifestation plus importante en mars 2021 en fonction des actions proposées par nos partenaires.

Le cadre magnifique de l’Abbaye de Léhon a été un support superbe tant pour les expos que pour les concerts, conférence et ateliers. Néanmoins son manque d’accessibilité (en termes d’architecture), les contraintes de sécurité, de confort (chauffage), nous obligent à trouver une alternative (salle Schumann ?).

VOTE

  • OUI: à l’unanimité
  • NON: 0
  • ABSTENTION: 0

B) Rapport financier 2019

L’association « Culture partagée en Pays de Rance » a déposé sa déclaration de création à la sous-préfecture de Dinan le 12 décembre 2018, et a ouvert un compte bancaire au Crédit Agricole en février 2019 avec le dépôt des premières cotisations, soit 140 €.

Les dons et cotisations des membres et la participation libre aux concerts (2977,20 € au total), mais aussi le don des Improlocos à l’issue de leur spectacle, le don très important du Lions Club (1500 euros), et les subventions de la Ville de Dinan (1200 €) et du département des Côtes d’Armor (500 €), ont permis de faire face à toutes les dépenses engagées pour le bon fonctionnement des Rencontres d’octobre.

Le total des recettes a ainsi atteint 6493,20 €, et le montant total des dépenses s’est élevé à 4646,29 €.

Soit un résultat positif de 1846,92 € correspondant, au centime près, au solde du compte bancaire au 31 décembre 2019, qui permet d’aborder sereinement l’année 2020.

Les démarches ont été faites auprès de l’administration fiscale afin que notre association soit reconnue « d’intérêt général » et que les cotisants et donateurs puissent bénéficier des déductions fiscales prévues par les articles 200 et 238 bis du Code Général des Impôts.

VOTE

  • OUI: à l’unanimité
  • NON: 0
  • ABSTENTION: 0

C) Élections du Bureau

Nous avons procédé au vote du nouveau bureau.

6 candidat.e.s:

  • Catherine Mayeras
  • Boumedienne Benattouche
  • Sylvie Lorre
  • Chloée Bichet
  • Yvane Simon
  • Françoise Beau

VOTE

  • OUI: à l’unanimité
  • NON: 0
  • ABSTENTION: 0

D) Présentation des nouveaux projets

  • Lecture du texte par Chloée BICHET pour Textes et textiles.
  • Présentation du travail des collégiens par Sylvie Lorre ( Voir bilan moral).

Réunion du samedi 7 décembre 2019

Présents: Françoise Beau (Présidente), Boumedienne Benattouche (co-président), Sylvie Lorre, Yvane Simon, Catherine Mayeras, Claude Herviou. Bénédicte Lajonc et Viviane Thieriot (représentées par les pouvoirs), Françoise Martin (Absente excusée), Martine Carré, Madeleine Maigné.

Ordre du jour:

  • Rappel des objectifs de l’association.
  • Modification des statuts du bureau.
  • Modification des statuts: mise en conformité pour le service des impôts.
  • Date AG.

1) Les objectifs de l’association

  • Proposer l’échange, le partage autour de la culture comme bien commun:  » Culture vivante dans la diversité de ses modes et de ses acteurs ».
  • Les valeurs de l’association: principe de laicité, de respect de la différence, et neutralité politique, religieuse ou autres.
  • Actions: organiser un temps festif autour du thème choisi/ Animer en amont avec les acteurs volontaires, artistes, enseignants, scolaires, dans le milieu dit ordinaire, comme dans le milieu dit spécialisé, acteurs privés, associatifs ou publics, un réseau d’échange et de production d’œuvres en vue de la manifestation annuelle.
  • Points importants: Les différences culturelles ou autres (dont « handicapes ») ne sont pas l’objet de leur mise en lumière spécifique; Elles sont un élément incontournable de la diversité des acteurs sollicités et désireux d’y participer.

2) La modification des statuts du bureau

  • Proposée au vote ce jour, s’inscrit dans la philosophie du projet afin de témoigner de l’exigence de pluralité et d’égalité des membres; Elle nécessite un nombre suffisant de volontaires, une rigueur dans le partage des tâches à chaque réunion et la nécessité de chacun de rendre compte à chaque séance des actions entreprises.
  • Le bureau actuel sera dissout de ce fait à l’assemblée générale où seront élus les membres du bureau. Les fonctions de secrétariat, d’écriture du budget ( recettes et dépenses), de communication, gestion matérielle… seront réparties en fonction des besoins, des compétences, partager de sorte que les co-présidents pourront se remplacer mutuellement.
  • article 10 de la Loi du 1 juillet 1901:  » instance dirigeante  » « l’association est administrée par un collectif de co-président.es. Le collectif est élu pour(préciser la durée du mandat) par l’assemblée générale). Le collectif est composé d’au moins 5 membres actifs et d’au plus 10 membres actifs. Les décisions sont prises à la majorité simple des suffrages exprimés et mandatés. Le collectif est investi des pouvoirs nécessaires au fonctionnement de l’association. Il peut ainsi agir en toutes circonstances au nom de l’ association. Il peut désigner un de ses membres pour représenter l’association dans tous les actes de la vie civile. Chaque membre du collectif peut être habilité à remplir toutes les formalités de déclaration et de publication prescrites par la législation et tout autre acte administratif nécessaire au fonctionnement de l’association et décidé par le collectif. Les membres du collectif exercent leurs fonctions bénévolement. Toutefois, les frais occasionnés par l’accomplissement de leur mandat, après accord préalable du collectif, peuvent être remboursés sur justificatif ».

VOTE

  • OUI: 10
  • NON: 0
  • ABSTENTION: 1

3) Modification des statuts (mise en conformité pour le service des impôts).

L’association Culture Partagée en Pays de Rance est un organisme à but non lucratif, au sens de l’article 261-7-1°-d du code générale des impôts, géré et administré à titre bénévole par des personnes n’ayant elles-mêmes, ou par personne interposée, aucun intérêt direct ou indirect dans les résultats de l’exploitation. Elle est reconnue d’intérêt général (avis de la Direction des Finances publiques des Côtes d’Armor en date du 9 juillet 2019).

A ce titre, les versements effectués à son profit par les particuliers ou les entreprises ouvrent droit à une réduction d’impôt aux termes des articles 200-1b et 238 bis-ia du code général des impôts.

VOTE

  • OUI: 11
  • NON: 0
  • ABSTENTION: 0

4) Date AG.

Vendredi 7 février 2020 18h.

Ordre du jour : Bilan de l’année 2019 / Élections du Bureau.